fbpx

Les militantes antiviolence applaudissent le tout premier investissement important dans un Plan d’action national: Budget fédéral

Ottawa, le 20 avril 2021

Hébergement femmes Canada applaudit le gouvernement fédéral pour avoir fait de la violence fondée sur le sexe (VFS) un élément central du budget 2021.

Le budget prévoit un investissement global de 600 millions de dollars dans des initiatives réclamées par les spécialistes de la lutte contre la violence dans le cadre du Plan d’action national contre la violence faite aux femmes et la violence fondée sur le sexe (PAN).

En plus de 14 millions de dollars pour l’élaboration et la mise en œuvre du PAN lui-même, 200 millions pour les organisations qui s’occupent de VFS, 30 millions pour les lignes téléphoniques d’urgence et 105 millions pour les initiatives de prévention de la VFS – y compris directement aux femmes autochtones et aux organisations 2SLGBTQQIA+ – par l’intermédiaire du ministère Femmes et Égalité des genres Canada, le budget 2021 reflète de nombreuses recommandations des expertes antiviolence et prône une approche pangouvernementale de la lutte contre la VFS en allouant un soutien essentiel à plusieurs ministères, notamment:

  • 30 milliards pour un système pancanadien d’apprentissage et de garde d’enfants à prix abordable
  • 2,2 milliards pour aider à mettre fin à la tragédie nationale des femmes et des filles autochtones disparues et assassinées
  • 250 millions (réaffectés) pour les logements de transition et les places en maison d’hébergement pour les femmes et les enfants fuyant la violence et une aide au loyer supplémentaire pour les femmes et les enfants à faible revenu qui fuient la violence par le biais de l’Allocation canadienne pour le logement.
  • 50 millions pour des interventions visant à promouvoir des relations sécuritaires et à prévenir la violence familiale par l’intermédiaire de l’Agence de la santé publique du Canada
  • 85,3 millions pour des conseils juridiques indépendants et de représentation juridique indépendante à l’intention des victimes d’agressions sexuelles, ainsi que des projets pilotes destinés aux victimes de violence entre partenaires intimes par le biais de Justice Canada
  • 28,4 millions pour soutenir les services de surveillance durant le temps parental en cas de séparation et de divorce en vue d’assurer la sécurité et le bien-être des enfants et des familles par le biais de Justice Canada
  • 2 millions pour accroître l’accès à l’information et le soutien aux nouveaux Canadiens aux prises avec la violence familiale ou fondée sur le genre par le biais d’IRCC.

«Nous sommes encouragées de voir que le gouvernement fédéral reconnaît les causes profondes et les répercussions sociales plus larges de la violence fondée sur le sexe et du racisme systémique en répartissant les investissements connexes dans l’ensemble du budget», déclare Lise Martin, directrice générale d’Hébergement femmes Canada (HFC), qui plaide de longue date en faveur d’un PAN.

Le mois dernier, des organisations qui font campagne depuis 10 ans pour un PAN ont demandé au gouvernement fédéral de montrer qu’il prend au sérieux l’escalade de la violence fondée sur le sexe en investissant dans la création d’un Plan d’action national sur la violence faite aux femmes et la violence fondée sur le sexe (PAN), en finançant un mouvement des femmes diversifié et durable et en allouant des montants durables et croissants pour la prévention, l’éducation et le changement d’attitude, pour la réforme de la justice et de la police, pour la stabilisation des soutiens aux survivantes et à leurs familles, et pour le changement des systèmes qui perpétuent et maintiennent les conditions de la violence non couvertes par d’autres budgets, ou lorsqu’une coordination importante est nécessaire pour qu’un investissement réalisé ailleurs réponde à la VFS.

Pour les militantes, l’investissement dans le PAN annoncé hier devra être réparti de manière stratégique afin que les budgets futurs puissent répondre à l’ampleur des changements qu’exige la lutte contre la violence fondée sur le sexe, qualifiée de pandémie de l’ombre par les Nations unies.

«Les 14 millions de dollars alloués à la création et la mise en œuvre d’un Plan d’action national sont un très bon début», déclare Lise Martin. «De concert avec nos partenaires, Hébergement femmes Canada se réjouit de continuer à travailler en étroite collaboration avec le gouvernement fédéral au cours des prochains mois afin que le PAN prenne son envol grâce à l’expertise communautaire en matière de lutte contre la violence».

«Les personnes les plus exposées à la violence doivent occuper une place centrale dans le PAN, c’est-à-dire, celles qui vivent dans les zones rurales et isolées, les femmes autochtones, noires, en situation de handicap et de couleur, ainsi que les personnes non-conformes au genre et 2SLGBTQQIA+».

Au cours de la dernière décennie, la campagne a fourni aux gouvernements successifs une expertise spécialisée, des résultats, des expériences, des pratiques exemplaires, des modèles internationaux et des propositions pour un Plan d’action national (PAN) audacieux, ambitieux et intersectionnel sur la violence faite aux femmes et la violence fondée sur le sexe.

Fin 2020, HFC a été sollicitée et financée par Femmes et Égalité des genres Canada pour développer un cadre stratégique d’un PAN en collaboration avec des spécialistes de la lutte contre la violence de tout le pays. Le rapport complet sera prêt le 30 avril et contiendra des recommandations qui pourront être mises en œuvre grâce à un processus stratégique, coordonné et financé par le gouvernement, conçu pour survivre aux gouvernements successifs – si possible par le biais du nouveau secrétariat du PAN proposé dans le budget 2021.

Malgré le nombre croissant de féminicides, d’attaques misogynes, d’agressions fondées sur le sexe, de mauvais traitements et d’actes de cyber intimidation, les diverses politiques et mesures législatives adoptées par les gouvernements pendant plusieurs décennies n’ont pas réussi à réduire de façon significative les niveaux de violence subis par les femmes, les filles et les personnes non conformes au genre au Canada.

«Les problèmes systémiques nécessitent des solutions systémiques. Nous saluons les investissements initiaux du budget 2021 qui nous rapprochent de cet objectif», ajoute Lise Martin, notant toutefois que le PAN, une fois pleinement développé, nécessitera des milliards et non des millions.

Au sujet de la campagne en faveur d’un PAN:

L’appel a été endossé par 250+ organisations au Canada.

Nous sommes des leaders antiviolence de tout le Canada: expertes, militantes et survivantes d’organisations nationales, d’organismes de première ligne et de soutien, de groupes communautaires, de syndicats, du milieu juridique, de l’université et du public.

Sous la direction d’Hébergement femmes Canada (HFC), nous avons consulté et collaboré avec les parties prenantes d’un bout à l’autre du pays pour faire valoir et élaborer un Plan d’action national sur la VFF/VFS.

Nous définissons la violence faite aux femmes et la violence fondée sur le sexe comme incluant les femmes cis, les femmes trans et les personnes de tous les genres marginalisés, y compris les personnes bispirituelles, trans et non binaires.

– 30 –

Pour plus d’information: https://endvaw.ca/nap-on-vaw/

Pour les demandes des médias, contacter:
Lise Martin, directrice générale
lmartin@endvaw.ca

Hébergement femmes Canada rassemble 14 organisations provinciales et territoriales de maisons d’hébergement et soutient les plus de 550 maisons d’hébergement pour femmes et enfants fuyant la violence de tout le pays. Si vous ou quelqu’un que vous connaissez subit de la violence, vous trouverez la maison d’hébergement la plus proche de chez-vous et sa ligne d’urgence sur le site hebergementfemmes.ca.